Epiphanie
 

A Noël dans son Evangile
Luc rend présent à la crèche les bergers :
ce sont les proches habitants de Bethléem
mais aussi lointains, car pauvres et exclus de la société dans laquelle ils vivaient.
 

Matthieu présente la crèche comme
le but de voyageurs étranges et riches
venus de l'autre monde qu'une étoile a conduit ici !

 

Voilà les fêtes s'éloignent, il  nous reste à l'Epiphanie à nous mettre en route…
à regagner nos terrains de vie, de lutte et de contemplation  Par un autre chemin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fête des rois-mages!

Cette tradition s'appuie sur ce récit biblique et des récits apocryphes.

Ces mages qui viennent d'Orient, vont au fil du temps venir de Perse, royaume de l'astrologie !

Au V° siècle "les mages venus d’Orient"  deviennent  « les  trois rois mages. »

Forcément il fallait qu'ils soient trois puisque qu'il y avait là l'or l'encens et la myrrhe et que chacun y est allé de son cadeau.

Au VII° siècle ces trois rois mages vont perdre leur anonymat
et au XV° siècle on leur attribuera une couleur et une race:

Melchior  blanc - Balthasar jaune - Gaspard noir

 

Et qui ne connaît pas le livre de Michel Tournier qui reprend la légende du 4ième mage dans son roman Gaspard, Melchior et Balthazar paru en 1980 ?

Nous faisons alors connaissance de Taor, prince de Mangalore. Parti du sud de l'Inde pour découvrir la recette du "rahat loukoum à la pistache", il arrive trente trois ans plus tard à Jérusalem et découvre l'eucharistie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si nous revenons aux mots de l'Evangile

Les mages sont le faire valoir de l'Epiphanie = traduire de la  manifestation …

Epiphanie rime avec théophanie :
nous y voyons les signes de la manifestation de Dieu sur la terre des hommes.

C'est souvent le langage cosmique du feu et de la lumière
qui exprime les théophanies : Dieu mêle sa parole à celle des hommes!

L'Epiphanie garde le ciel ouvert à la terre pour que l'Alliance s'accomplisse.

 

Pour nos frères arméniens l'Epiphanie demeure la fête des manifestations de Dieu avec au centre de la liturgie le baptême du Seigneur.

Lorsque Dieu se manifeste pour nous dire :
"Celui-ci est mon Fils Bien aimé!"

Mais avez-vous remarquez que les cadeaux des mages rappellent notre baptême ?

par l'or qui se rapporte au roi nous sommes participons à la Jésus Christ Roi

par l'encens qui s'élève vers Dieu nous participons au Christ grand Prêtre

par la myrrhe qui se rapporte à l'homme en embaumant sa dépouille mortelle

nous participons au Christ Prophétique de la Vie

 Qui sont les auteurs de ces cadeaux, des spécialistes du ciel,  astronomes, magiciens ou astrologues? Ont-ils suivi cette étoile particulière et mystérieuse tel un jeu de piste ? Oui et non !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non ce n'est manifestement pas une étoile que l'on suit à la trace…
elle apparaît et réapparaît… entre deux : à vous de jouer !

Moins qu'un jeu de piste il s'agirait d'une "marche"
qui traverse les terres, et les frontières,

la terre que Dieu a donné à l'Homme depuis l'origine.

Le respect de cet héritage oblige à venir se prosterner devant le fils de Dieu
de prolonger ce don de Dieu

et nécessairement de partager l'or, l'encens et la myrrhe

autant de richesses de cette terre qui appartient à tous.
 

Avec les mages s'est la terre entière, au-delà de toutes frontières,
 qui a rendez-vous avec la tendresse et sa générosité de Dieu avec l'Evangile de Jésus Christ

Mais attention nous n'avons pas rendez-vous à la ville des puissants

avec les princes de ce monde, riches et influents selon leurs intérêts
plus aptes à déverser leurs bombes que faire surgir une paix juste et durable !

Chrétien il nous est impossible de rester, de repasser ou même d'accorder quelque confiance à ces Jérusalem-fortifiées!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait le jeu de piste est un chemin qui nous emmène à traverser une bourgade de l'arrière pays dont un enfant est le prince, prince de la paix - un enfant beau mais fragile - comme tous les enfants, comme la vie, comme la paix !


Traverser cet arrière pays et  "regagner son propre pays par un autre chemin"
ouvre un temps nouveau : une promesse, un avenir, monde nouveau
et une Eglise nouvelle… qu'il nous reste à inventer chaque jour.

 

Le rendez-vous ressource, est à "Bethléem-la-maison-du-pain"

pour une humanité affamé de fraternité, de respect, de tolérance et d'Amour.


Puissions-nous  aller vers l'étranger, faire de nos vies un voyage,

un chemin sur lequel nous aurons à nous reconnaître et aimer

célébrer ensemble et  sans cesse faire une place à l'étranger et aux pauvres.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les mages qui vont de Jérusalem à Bethléem  l'arrêt et la rencontre de Jérusalem est lourde de signification…

Les gens d'Hérode, scribes, chefs des prêtres assis près du pouvoir "savent"

où doit naître le Messie. Ils en connaissent un rayon des Ecritures !

Mais cette connaissance qui ne semble pas les émouvoir,
ne change rien à  leur vie,
sauf quand cette connaissance peut apparaître comme menace de leur pouvoir !

 

Au contraire les mages eux ne savent rien sur le Messie.

Leur regard ne se fatigue pas en des sommes de connaissances,

Ils ont le nez planté dans les étoiles et sont intrigués par leur observation étrange alors ils affrontent le voyage, les fatigues, l'aventure, le changement,  

ils voient la pointe de leurs chaussures qui les mène comme des chercheurs, tâtonnant, hésitant, se renseignant.

 

Il y va du sens à  donner à leur existence!

 

 


 

Avent

Noel

Epiphanie
Carême
Pâques
Pentecôte
15 Août
Toussaint